La monogamie sociale chez les Primates Non humains: Phylogénie, Phénotype et Physiologie

La monogamie en tant que système social est à la fois un casse-tête scientifique et un problème socioculturel depuis des décennies. Dans cette revue, nous examinons la monogamie sociale d’un point de vue comparatif en mettant l’accent sur les primates, nos parents génétiques les plus proches. Nous décomposons la monogamie en éléments constitutifs, y compris le lien de couple et la préférence du partenaire, la garde ou la jalousie du partenaire, l’attachement social et les soins biparentaux. Notre enquête sur les primates montre que toutes les caractéristiques ne sont pas présentes chez les espèces classées comme socialement monogames, de la même manière que les relations monogames humaines peuvent ne pas inclure tous les éléments — une perspective que nous appelons « monogamie à la carte. »Notre revue comprend une enquête sur les corrélats neurobiologiques de la monogamie sociale chez les primates, explorant des voies uniques ou communes pour les composantes élémentaires de la monogamie. Cette compilation révèle que les composants de la monogamie sont modulés par une suite de stéroïdes androgènes, d’hormones glucocorticoïdes, d’hormones non apeptidiques, l’ocytocine et la vasopressine, et d’autres systèmes de neurotransmetteurs (par exemple, la dopamine et les opioïdes). Nous proposons que les efforts pour comprendre les fondements biologiques des relations sociosexuelles humaines et animales complexes soient bien servis en explorant les traits phénotypiques individuels, plutôt que de poursuivre ces questions en supposant que la monogamie est un trait unitaire ou une caractéristique spécifique à une espèce.

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